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Résumés des interventions

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FRANCK CARBONNEL

Q3. Colites en immunothérapie anticancéreuse

Les inhibiteurs de point de contrôle immunitaires (ICI, anti CTLA-4 et anti PD1) ont amélioré le pronostic de nombreux cancers mais sont à l’origine d’effets indésirables immuno-médiés (IrAEs). Les entérocolites aux ICI sont fréquentes et graves. Environ 30% et 10-15% des patients traités par anti CTLA-4 ont de la diarrhée ou une entérocolite, respectivement. Ces proportions sont de 10% et de moins de 5% chez les malades traités par anti PD1 en monothérapie. Du fait de la dissémination des ICI pour traiter les malades atteints de cancer, les gastroentérologues font face à un nombre croissant de patients atteints d’entérocolites aux ICI. Les principaux diagnostics différentiels sont les infections et les métastases péritonéales et intestinales, particulièrement chez les patients atteints de mélanome  et de cancers du poumon non à petites cellules. Il y a de nombreuses similitudes entre les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et les entérocolites aux ICI. Ces dernières se présentent comme un modèle de MICI accélérée et sévère. La prise en charge thérapeutique des entérocolites aux ICI est similaire à celle des MICI. Par exemple, le traitement des formes sévères est fondé sur les corticoïdes par voie intraveineuse, l’infliximab pour les non-répondeurs, et la surveillance médicale et chirurgicale. Cependant, les malades atteints d’entérocolites aux ICI sont en moyenne plus âgés et plus fragiles que ceux qui ont une MICI. La réintroduction des ICI après une entérocolite sévère doit être discutée au cas par cas avec les oncologues et les malades. Le rôle potentiel des immunomodulateurs dans la progression du cancer sera discuté pendant l’atelier.

 

Soularue E, Lepage P, Colombel JF, et al (2018) Enterocolitis due to immune checkpoint inhibitors: a systematic review. Gut 67:2056–2067.

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